Nicolas Ibao sur la première marche

« Dès que j’arrive sur le tatamis, je n’entends plus, je ne vois plus. Je suis concentré uniquement sur mon adversaire. Dans ma tête je me dis qu’il ne faut pas le laisser gagner ! »

« Dès que j’arrive sur le tatamis, je n’entends plus, je ne vois plus. Je suis concentré uniquement sur mon adversaire. Dans ma tête je me dis qu’il ne faut pas le laisser gagner ! »

 

Nicolas Ibao a décroché son premier titre de champion de France le 12 avril dernier à Lyon, dans la catégorie sénior des moins de 54 kg.

Nicolas Ibao-1Le 12 avril dernier, Nicolas Ibao, 21 ans (catégorie sénior -54kg), est enfin monté sur la première marche du podium, après plusieurs places d’honneur en compétitions, lors des championnats de France à Lyon. C’est son premier titre d’envergure.

Cet enfant turbulent débute le taekwondo en 2002 aux Ulis (91), où il habite toujours. « J’ai tout de suite accroché et ma première compétition a été un déclic. Depuis je suis à fond dedans se remémore-t-il. C’est le fait de se dépasser, de donner le maximum de soi. Cela m’a aussi permis de me calmer et d’avoir un rythme, j’ai mûri grâce au taekwondo. »

Nicolas atterrit à Arcueil en 2009 après avoir vu tous les compétiteurs quitter son club. « Cela a été une bonne chose, Mathieu a réussi à régler ce qui n’allait pas dans mon taekwondo. J’ai connu une grande progression technique et mentale ici » explique-t-il. « C’était un gamin avec du potentiel, particulièrement rapide et explosif. Très combatif aussi, avec de l’engagement, de l’impact. Ce qui faisait les points avant, maintenant on est plutôt dans une logique de précision » détaille Mathieu Boudon, l’entraineur du Cosma Taekwondo.

En effet la mise en place des plastrons électroniques il y a quelques années ont fait connaitre une période de doute à Nicolas Ibao qui ne parvenait plus à gagner. « Il a fallu tout changer mais cela m’a donné la gnaque et plus de détermination. Ça ne me plaisait pas de ne pas pouvoir faire ce que je voulais ! » se rappelle le nouveau champion de France. « Il est très motivé et assidu. Il vient en transport trois fois par semaine pour s’entrainer ! Ce premier titre majeur est une récompense du travail qu’il a fourni c’est bien pour lui. » Et cela lui ouvre des portes, notamment celles de l’Insep grâce à sa sélection en équipe de France pour les championnats d’Europe à Montreux en suisse du 19 au 23 mai. « C’est une fierté de pouvoir représenter son pays dans un domaine ! » s’enthousiasme Nicolas. « Et à l’Insep, lorsqu’on regarde autour de soi, on ne voit que des athlètes de haut niveau, des champions. Tout le monde se tire vers le haut pour progresser ! » Malheureusement, il perdra au premier tour face à son adversaire turque.

Nicolas Ibao-3Cependant, Nicolas considère ce titre national et sa première sélection comme des étapes concernant ses ambitions : « En France c’est fait ! Maintenant il faut gagner des points à l’étranger ou le niveau est beaucoup plus élevé. Arriver sur un podium, faire une première place lors d’un open, puis décrocher un titre international, ainsi de suite jusqu’au JO… Mais chaque chose en son temps, je n’ai pas envie de me dire « un jour je serai tel athlète et je gagnerai tel titre… » » Pour son entraineur Mathieu Boudon, le constat est le même, il faut continuer à travailler et se fixer des objectifs à moyen terme avant de voir plus loin : « C’est une année charnière. Il a du potentiel mais c’est dur de dire jusqu’où il ira. Il faut aller au bout du processus. Ce serait dommage de s’arrêter là. On est dans une logique sans pression. Il entre dans le top 100 mondial, on se donne deux ans pour rentrer dans le top 60. »

En dehors du taekwondo Nicolas, titulaire d’un baccalauréat professionnel de commerce, travaille dans un magasin de sport, « il n’y a que le sport qui m’intéresse » confit-il. C’est pourquoi il souhaite passer des diplômes pour devenir éducateur sportif et pourquoi pas, un jour, reprendre un club, ce qui l’aiderait à « combiner la passion avec le travail. Ce n’est pas toujours facile. Il faut aussi construire une vie à côté » raisonne-t-il.

 

Tiavo Randrianisa participera également au championnat d’Europe espoir cet été, du 22 au 27 juillet, à Grozny en Tchétchénie, après son deuxième titre consécutif dans cette catégorie d’âge.

 

Texte : Kevin Gouttegata

Photographies confiées par la section taekwondo

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